Historique

En 1942 a été créé le Football Club Jupille affilié à l’U.R.B.S.F.A. Sous le matricule 2885.Pendant de nombreuses années, il a évolué dans les divisions 2, 3 et 4ème   provinciale jusque dans les années 1980. A cette époque, sous l’impulsion de son      Président Michel Faway, il gravit successivement tous les échelons de provinciale pour atteindre la 1ère division et en 1991, après un match de barrage mémorable face à  La Calamine disputé  sur le terrain de Verviers devant plus de 4.000 spectateurs, il conquit le droit d’évoluer pour la première fois de son histoire en Promotion nationale.  L’année suivante, année de ses 50 ans, il obtint le droit de porter le titre de « Royal ».

Tout était donc parfait et les premières années à ce niveau étaient encourageantes.A cette époque toutefois, le terrain était loin de donner satisfaction… Couvert d’eau et attirant les mouettes par temps de pluie, il se transformait en désert saharien lorsque le temps devenait plus sec. Et l’équipe première, la réserve et les équipes de jeunes éprouvaient bien des difficultés à évoluer sur cette surface.

Sur les hauteurs, le club de Bressoux, au passé glorieux évoluait en 2ème   provinciale, mais disposait de très bonnes équipes de jeunes. Afin de permettre à l’équipe première de disposer d’une surface pour elle seule et aux équipes de jeunes d’évoluer sur un autre terrain, la fusion fut donc décidée et le nouveau club prit le nom de Royale Union     Liégeoise (R.U.L.) et le matricule 23 du club de Bressoux.

Ce nouveau club avait donc presque tout pour vivre tranquillement,             malheureusement,  le terrain de Bressoux ne lui appartenait pas et le propriétaire, après de longs conflits devant les tribunaux, décida de le vendre pour construire une grande surface.On se retrouvait donc au point de départ avec le seul terrain de Jupille comme aire de jeu.

Au même moment, le F.C. Sérésien confronté à d’importantes difficultés financières            fut absorbé par le Standard. La Ville de Seraing se trouvait donc avec un stade de division 1 mais sans club pour y évoluer.

Un accord fut donc conclu entre la Ville de Seraing et la RUL : Celle-ci évoluerait dans le stade de Seraing et reprendrait l’école de jeunes  de Seraing sous le nom de Seraing          RUL, tout en conservant sous le même nom des équipes de jeunes sur le site de Jupille.

Cela ne fonctionnait pas mal, mais… Si les Sérésiens avaient une équipe première en     nationale et  avaient conservé leur école de jeunes, à Jupille, il n’y avait plus d’équipe            première et les jeunes ne jouaient pas sous le nom de leur commune et arrivés à 21 ans, ils  devaient se chercher un autre club.

C’est alors, en 2005, que quelques Jupillois décidèrent de recréer le F.C. Jupille et de        l’inscrire à l’U.R.B.S.F.A. Sous le matricule 9469 en 4ème provinciale. Après 4 ans, il accèda   à la troisième provinciale et à la 2ème provinciale après 3 ans.  En 2016 , après une année     catastrophique émaillée de blessures, d’abandons, de suspensions, bref de tous les ennuis possibles et imaginables, nous redescendions en 3ème provinciale et depuis lors, nous        tentons avec nos petits moyens de réintégrer la 2ème qui correspond  le mieux à nos    ambitions.

C’est ainsi, par exemple, que lors de la saison 2018-2019, nous avons raté la montée             pour une défaite aux tirs aux buts lors du tour final. Cette année, la saison n’est pas encore   terminée, mais tout laisse espérer que nous participerons à nouveau à ce tour final, avec,     cette fois, plus de succès, du moins, nous y croyons.

Depuis la renaissance de 2005, non seulement, nous avons donc retrouvé le nom du F.C. JUPILLE, mais nos équipes de jeunes n’ont cessé d’augmenter en nombre et en qualité.

Cerise sur le gâteau, en 2010, la Ville de Liège, propriétaire du site nous a dotés d’un       terrain synthétique qui permet à nos jeunes de jouer sur une surface plus conforme à          l’apprentissage de leur sport favori et qui n’est pas tributaire des aléas de la météo.

Le nombre de jeunes n’a en effet cessé d’augmenter, surtout depuis la réalisation du terrain synthétique, mais cela ne va pas sans poser problème. Chaque année, dès le   mois de septembre, nos effectifs sont complets et nous devons refuser bon nombre de           candidatures. En effet, nous ne disposons que d’un terrain qui est occupé tous les jours de la semaine jusque 21h00 et les samedis et dimanches de 9h00 à 18h00. C’est pourquoi nous ne pouvons répondre favorablement aux nombreuses sollicitations dont nous faisons l’objet.

Nous bénéficions donc d’une belle surface de jeu, mais nos vestiaires étaient, à         l’origine, une école communale inoccupée et notre cafétéria a été récupérée sur un         terrain de Cockerill et « reconstruite » par des bénévoles du club. Ces locaux, sont non     seulement très laids mais également totalement inadaptés à ce pourquoi ils existent.

Et ne voilà-t’il pas qu’il y a 2 ans, le Bourgmestre de Liège nous annonce la construction d’un nouveau bâtiment comprenant des vestiaires au rez-de-chaussée et une cafétéria avec terrasse à l’étage.  Notre bonheur sera donc complet, les travaux devant débuter en 2021, car en plus du bâtiment, le parking sera réaménagé une petite plaine de jeux sera installée.

Tout cela serait trop beau s’il n’y avait pas un mais… Jupille ne se situe pas hélas dans            un des quartiers les plus favorisés de Liège, la plupart de nos joueurs provenant des quartiers de Jupille, Droixhe et Bressoux. Les recettes du club permettent donc difficilement de faire fonctionner nos quelque 20 équipes de jeunes. Nous bénéficions d’une intervention de la Ville (A.S.B.L. Liège sport) et de l’A.S.B.L. Coup d’Envoi dans les cotisations des enfants issus de ménages aux faibles revenus, mais cela ne couvre malheureusement pas tous les frais auxquels nous sommes confrontés. Quelques sponsors que nous ne remercierons jamais assez nous apportent leur contribution, mais chaque fin d’exercice constitue un véritable casse-tête pour boucler notre budget.

Il est de plus en plus difficile de trouver des bénévoles et les spectateurs se font rares.

Il faut dire que la diffusion télévisée de matches de division 1 le dimanche après-midi ne nous aide pas. Les Anglais et les Allemands, pour ne citer qu’eux qui ne sont pas les plus      malheureux, font jouer leurs clubs de division 1 le samedi et ils ne s’en portent pas plus mal, au contraire. Nous devons donc, rechercher de nouvelles sources de financement si nous voulons pouvoir continuer à occuper sainement nos plus de 300 jeunes qui, s’ils n’étaient pas sur notre terrain passeraient  leurs loisirs au mieux, devant leurs consoles de jeux.